Empêchons les spéculateurs de s’enrichir sur le dos des plus pauvres

 

A l’origine, les bourses des matières premières servaient à assurer des prix stables aux producteurs et aux transformateurs de produits agricoles.

Malheureusement, ces principes utiles aux producteurs comme aux transformateurs – qui ne sont pas remis en question par l’initiative – ont été petit à petit pervertis par la spéculation excessive qui prédomine aujourd’hui sur les bourses de matières premières… qui ont perdu leur fonction initiale de régulation.

Ce ne sont plus seulement les données fondamentales de l’offre et de la demande qui déterminent les prix des denrées alimentaires… mais ils sont influencés par la recherche du profit des spéculateurs !

La spéculation mène à une augmentation massive des prix… qui ne sont parfois que temporaires… les bulles spéculatives des prix détruisent l’existence de millions de personnes, le plus souvent parmi les plus pauvres… ceux qui dépensent jusqu’à 80% de leur revenu pour se nourrir !

Les spéculateurs qui poussent les prix des biens alimentaires vers le haut portent une lourde responsabilité dans le drame de la faim dans le monde. « On ne joue pas avec la nourriture ! »

La Suisse est complice de ce commerce en étant le siège de nombreux négociants de matières premières et d’acteurs de la finance. Des banques suisses ont investi plus de 3,5 milliards de francs dans des fonds de placement qui spéculent sur des produits agricoles de base…

Alors que l’Union Européenne, par une directive de 2014, veut freiner cette spéculation indigne en fixant des limites maximales à la spéculation sur les denrées alimentaires et que les Etats-Unis font de même, notre pays doit également agir !

Comme trop souvent, les adversaires de l’initiative brandissent la menace de délocalisation des activités de négoce et de la perte d’emplois en Suisse. Pourtant l’assainissement des activités financières lié à la limitation du secret bancaire montre bien qu’il est possible de rester actif en Suisse en respectant des règles éthiques claires et que l’image de notre pays en sort grandie.

Nous devons faire de même en matière de négoce des denrées alimentaires ; le respect de règles claires empêchant la spéculation qui contribue à affamer les plus faibles citoyens du monde et leurs enfants est un choix qui s’impose pour la dignité de notre pays.

Alors qu’actuellement, 1.8 milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde, que chaque seconde une d’entre elles meurt des conséquences de la malnutrition ; notre société doit défendre d’autres valeurs que celle qui consiste à réaliser des profits en jouant avec le prix des denrées alimentaires essentielles pour nourrir les humains.

Votons OUI à l’initiative contre la spéculation alimentaire le 28 février !

 

 

Jacques-André Maire

Conseiller national PS-NE

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