« Oui à une vignette autoroutière équitable »

Rappels :

–          Le Conseil fédéral et le Parlement ont lié la reprise de 383 Km de routes cantonales (d’importance nationale) dans le réseau des routes nationales à l’augmentation du prix de la vignette autoroutière à Frs. 100.-

–          Ce transfert concerne des routes dans 18 cantons et il est particulièrement important pour la Suisse romande qui doit rattraper un retard certain dans l’adaptation de ses infrastructures routières à l’augmentation massive du trafic constatée ces dernières années. Les principaux tronçons de Suisse occidentale sont :

  • Lyss-Bienne
  • Morat-Thielle
  • Delémont-Bâle (avec contournement de Delémont)
  • Martigny-Grand Saint-Bernard
  • Evitement de Morges et suppression du goulet de Crissier (130’000 véhicules par jour), seul tronçon réellement nouveau avec le Glatttal (ZH)
  • Neuchâtel-Col-des-Roches (frontière avec la France) avec contournements du Locle et de La Chaux-de-Fonds. Ces travaux d’évitement sont prêts à être réalisés (études terminées, oppositions levées) et ils permettront de détourner un trafic de plus de 25’000 véhicules par jour qui engorge actuellement le centre des deux villes. La demande de classement de ce tronçon transfrontalier dans le réseau des routes nationales… date de 20 ans !

 

Précisions et enjeux :

–          Le produit de la vignette est intégralement consacré à l’amélioration de tronçons routiers d’importance nationale et de nature « autoroutière » au sens large dans la mesure où leur gabarit actuel ne suffit pas à faire face à l’augmentation du trafic. Ces adaptations doivent permettre d’améliorer :

  • La sécurité des divers usagers (piétons, cyclistes, automobilistes et motocyclistes…)
  • La qualité de vie des habitants des villes et agglomérations concernées (bruit et autres nuisances)
  • Le rattachement de localités périphériques au réseau des routes nationales et améliorer ainsi la cohésion nationale
  • Le développement économique des régions concernées (accessibilité)
  • La desserte par les transports en commun routiers (cars/bus) desdites régions.

 

–          Sans l’augmentation du prix de la vignette, ces améliorations indispensables et très attendues ne pourront pas être réalisées au vu de l’état des finances des cantons concernés.

 

–          Les charges financières des cantons, liées à l’entretien et à l’adaptation des tronçons concernés, seront diminuées de 300 millions de francs par année, montants qui pourront être consacrés à d’autres tâches (amélioration des transports en commun notamment…).

 

–          Le financement des adaptations routières au travers de la vignette s’inscrit dans une logique de financement par les utilisateurs et évite que l’ensemble de la société doive y contribuer (par l’impôt). Rappelons que près d’un tiers de ce financement sera assuré par les utilisateurs étrangers (touristes, travailleurs frontaliers…).

 

–          Le prix de la vignette n’a pas augmenté depuis près de 20 ans… contrairement au prix des transports publics qui ont subi des hausses importantes sur la même période. Bien sûr que l’augmentation est importante (150%) et qu’une indexation régulière aurait été préférable pour amortir le choc ! Mais cette augmentation ne représente que 17 centimes par jour et par véhicule !! En comparaison internationale, l’utilisation des autoroutes suisses reste très bon marché (équivalent d’un seul trajet Genève-Marseille et retour) et comparable aux tarifs des autres pays connaissant un système de vignette (Autriche : env. 100.- par année et Slovénie : env. 120.- par année).

 

–          L’énorme augmentation de la mobilité nécessite un développement coordonné et complémentaire du rail (financé via le FAIF) et de la route. De façon réaliste, ce n’est qu’ainsi que l’on pourra améliorer globalement la sécurité, la fluidité (éviter les pertes de temps de plus en plus considérables) et la qualité de vie.

 

–          Au niveau routier, il est indispensable d’adapter un réseau qui a été conçu et dimensionné dans les années 1960 et qui a trop longtemps délaissé les régions périphériques.

 

–          Accepter l’augmentation de la vignette, c’est faire un choix raisonnable, qui rend possible ces adaptions nécessaires du réseau routier, et c’est faire un choix équitable en faisant preuve de solidarité avec les régions concernées qui ont été jusqu’ici moins bien servies que d’autres en matière de développement des infrastructures de transports !

 

Jacques-André Maire          Conseiller national PS-NE

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